Des lendemains qui hantent - Alain Van Der Eecken - Editions du Rouergue

 

Synopsis : 

C’est la veille des vacances de Noël, au tournant de l’an 2000. Quelques jours plus tôt, l’Erika a fait naufrage au large de Penmarch, répandant une pâte bitumeuse sur les côtes de la Bretagne. À l’insu des instituts de météorologie, une gigantesque tempête se forme au large de Terre-Neuve et s’apprête à franchir l’Atlantique pour frapper l’Europe. Martial, lui, se hâte de quitter le tribunal de grande instance de Souvré, où il travaille comme greffier. Il a promis d’aller chercher son fils à l’école. Lulu veut que ses copains voient la nouvelle voiture de son père, avec la roue de secours fixée sur la porte arrière. Il vient d’avoir sept ans. Alors que les parents s’avancent dans la cour, on entend des pétards, une série d’explosions, peut-être des gamins qui fêtent le début des vacances ? Lorsqu’une institutrice surgit et s’effondre, ensanglantée, Martial comprend. Au péril de sa vie, alors que la police entre très rapidement en action, il réussit à atteindre son fils et, croit-il, à le mettre en sécurité. Son existence, en réalité, vient de basculer irrémédiablement.
Dans ce roman d’un homme qui exige de savoir, Alain Van Der Eecken nous fait vivre au plus près les rouages d’une enquête, entre son versant policier et celui de l’institution judiciaire, avec ses juges, ses procureurs, ses avocats, le quotidien d’un tribunal de province. Autour de Martial, des hommes dont le métier est de côtoyer le pire vont faire corps pour qu’émerge une de ces vérités terribles et ordinaires qui mènent au crime.

 

Mon avis : 

Si de prime abord, il m'avait fortement alléchée, j'ai rapidement déchanté lors de sa lecture. En effet, si la  vingtaine de premières pages est diablement efficace et vous remue les tripes, le reste de l'histoire se veut malheureusement assez fade. L'auteur ne nous emmène finalement que dans une simple enquête et les longueurs s'enchaînent provoquant un ennui indéniable. Le personnage principal, Martial, qui est censé porter le roman est agaçant au possible, pas du tout attachant et je peux même affirmer que j'ai eu envie de lui coller des gifles et de le secouer. 

 J'ai, bien entendu, été sensible a son drame mais je n'ai pas du tout été convaincue par son comportement et j'aurais aimé avoir un peu plus le ressenti de son épouse qui est trop peu présente à mon goût. Je pense que si l'histoire avait été écrite de son point de vue a elle, j'aurais probablement été beaucoup plus touchée en tant que maman moi-même d'un petit garçon et j'aurais ressenti ce roman autrement. Mais, au risque de me répéter, il y avait tellement de longueurs que j'ai fini par m'ennuyer profondément et me désintéresser de ce que vivait cet homme. 

 Quant à la fin, elle est quelconque, peu intéressante et les raisons qui ont conduites au drame de ce papa sont décevantes. Lorsque j'ai refermé ce livre, je me suis fait cette réflexion : " Tout ça pour ça " . C'est dommage, l'idée de départ était pourtant bonne, mais l'auteur a pris une direction qui n'a pas réussi à me convaincre. Vous l'aurez donc compris, ce roman n'a pas été à la hauteur de mes attentes. Il avait pourtant de bons retours, comme quoi les goûts et les couleurs ça ne s'explique pas. Alors même si, moi je n'ai pas aimé ce livre, n'hésitez à vous faire votre propre avis et à revenir ici-même pour m'en faire part. 

Merci aux éditions du Rouergue pour cet envoi.



 

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